jeudi 22 mai 2008

Small is beautiful


Cette phrase résume bien les trois derniers « Manifestes » de Hugo Latulippe (éduquer, soigner et nourrir le pays) que j’ai écoutés. Small is beautiful because small is human.

Il serait grand temps de reconstruire des espaces d’échanges et de contacts, à une échelle humaine, à l’intérieur de nos communautés, de nos quartiers, de nos villages, de notre rue. Que ce soit une école qui place réellement l’enfant au coeur de ses préoccupations, que ce soit une petite clinique de santé gérée par des êtres humains pour des êtres humains, que ce soit un marché public qui permette aux consommateurs et aux producteurs de se parler de la nourriture.

Il est inconcevable que nos écoles soient devenues des manufactures de travailleurs ou de décrocheurs, que nos hôpitaux soient des industries à malades et à bactéries, que nos épiceries soient des entrepôts pour des produits de l’Asie alors que notre voisin doit exporter sa propre production.

Il est temps d’agir, de tisser des liens dans nos milieux.

Dites-moi qu’il y a de l’espoir, dites-moi que le message est transmis, que la communication fonctionne, que l’explosion des moyens de se parler n’est pas aussi exponentielle que l’indifférence de la masse apathique. Dites-moi qu’il est permis de rêver à un monde meilleur, plus humain et durable. Dites-moi...

Because small is beautiful and small is human.

5 commentaires:

Guy Vandal a dit…

Oui Henri, il y a de l'espoir.

Il faut y croire aveuglément, je sais, je pense.

Toi-même, tu prouves la "théorie", chaque fois que tu publies un billet.

Faire réfléchir.. sans publicité!

Zoreilles a dit…

Bien sûr qu'il y a de l'espoir! Je pourrais t'en nommer en masse des noms, Hugo Latulipe en est un mais il y en a d'autres. On n'en parle pas beaucoup dans nos médias (chapeau à la série dont tu parles dans ton billet) mais de véritables solidarités riches d'espoir se passent ailleurs, dans les villages, les organismes communautaires, les mouvements de jeunes, les régions éloignées des grands centres. Tu sais bien que les médias ne traversent jamais le pont, donc, on a une perception erronnée de ce qui se passe si on écoute les médias. La vraie vie est ailleurs. L'espoir aussi.

Je reprends la phrase célèbre de ma mère : « Le bien fait peu de bruit ». Où sont nos véritables agents de changements sociaux? Dans les petits marchés publics, sur la route du Terroir à La Motte, à la Foire Gourmande de Ville-Marie, dans les magasins comme La Semence (je m'excuse pour les gens qui ne sont pas d'ici, je parle de toute l'oeuvre de Léandre Bergeron et ses filles) de nouvelles entreprises comme Équi-Terre, etc. Il nous appartient d'encourager ces initiatives locales, régionales, près de nous, qui sont à l'opposé des Wal-Mart et des méga-porcheries.

Bien sûr qu'il y a de l'espoir. Et même pas mal, quand on se décolle de la tévé et qu'on se rapproche des petits milieux résistants.

J'adore les gens qui « battent la trail » et qui marchent hors des sentiers battus. Ils sont nos nouveaux héros, faudrait qu'on s'en rende compte. Pas grave si on en entend jamais parler à tévé... On l'écoute de moins en moins, anyway!

Henri a dit…

@ Guy : Merci pour tes encouragements (en passant, tu parles d'une heure pour laisser un commentaire ; tu ne dors pas ?).

@ Zoreilles : J'aime bien ta phrase "La vraie vie est ailleurs, l'espoir aussi".

Et oui, on écoute de moins en moins la tévé et on s'en porte mieux. Le matin, lorsque je suis seul, la tévé est éteinte. J'écoute le radio-journal de la SRC, 5 minutes, puis les 10 premières minutes de l'émission régionale, pour avoir une idée des grandes lignes. Ensuite, je synthonise Espace Musique, et j'écoute du classique. C'est tellement relaxant. Et on dirait que ça fait ressortir naturellement la beauté du monde.

Zoreilles a dit…

Voilààààà! T'as tout compris. Tu ne t'en portes que mieux.

Moi, c'est rendu que pour être capable de « toffer » l'écoute des médias, à la semaine longue, ça me prendrait quasiment des anti-dépresseurs!

Sais-tu quoi? Plus je prends du recul de la tévé et autres médias, les fins de semaine, plus je ressens avec force les incongruités, les impacts de tout ça dans nos vies.

C'est sérieux, là!

Esperanza a dit…

Personnellement, je ne suis pas un téléphage, mais j'écoute sans cesse la radio. Je ne suis pas encore "capable" de me passer des infos radio...

Ça date de ma tendre enfance et c'est comme trop ancré parce que ça représente pour moi une sécurité... Je ne sais pas vraiment pourquoi... Peut-être que ça me permettait de me "calmer", étant jeune, pendant les interminables et épeurantes disputes de mes parents, je ne sais trop... Mais j'essaierai!